SAVOIR-FAIRE DU
La silice, la paraison, le calice, le soufflage ou encore le baccarat, ont tous pour point commun le verre. Ce savoir-faire ancestral est très vaste et contient en lui-même plusieurs spécialités. On distingue selon l’INMA le verrier à la main, le verrier chalumeau, ou encore le verrier décorateur.
Ce matériau est un mélange de plusieurs composants dont la silice, qui est un sable fin et pure. Le mélange de ces composants est ensuite chauffé à des températures allant jusqu’à plus de 1000°C. Une matière visqueuse est obtenue permettant la malléabilité de la matière. Dès lors, le souffleur de verre peut intervenir et souffler à la canne afin de réaliser une pièce à des fins utilitaires ou décoratives.
Le souffleur de verre crée des objets en verre à l’aide d’une canne. A l’extrémité de celle-ci est récolté un peu de ce mélange à base de silice en fusion. En soufflant dans la canne et en la tournant, l’artisan va créer une forme qui deviendra une œuvre ou un objet utilitaire. Cette matière n’oublie jamais le moindre petit choc, on dit que le verre à chaud à une très grande mémoire de forme. Le souffleur doit alors être délicat et maîtriser son geste. Eve George, souffleuse de verre, s’inscrit dans cette spécialité et élabore des collections d’objets d’intérieur. Ludivine Loursel, maitrise un double savoir-faire, celui du souffleur de verre et celui de bronzier d’art. Ses créations, luminaires, sculptures et objets d’art allient alors ces deux matériaux à travers un élément commun : le feu. Pour l’Atelier Stokowski, le soufflage de verre est une affaire familiale qui réunit Victor, Théo et Jimmy, trois frères, à travers l’artisanat d’art et le design.
La technique du vitrail consiste en la réalisation d’une idée au dessin à échelle réduite, aussi appelé maquette. Celle-ci est par la suite réalisée en grand format à l’aide de verres plats colorés. Chaque pièce est découpée à l’aide d’un coupe-verre ou d’un diamant. Puis, elles sont assemblées entre elles grâce au plomb. Enfin, la difficulté est la pose du vitrail en fonction du support choisi.
Au lieu d’être soufflé il peut être travaillé à plat par d’autres artisans verriers. Comme le dirait Jacques Loire, cette spécialité est celle « des passeurs de lumière qui jouent avec les verres de couleur pour animer les espaces intérieurs ».
Pour Emma Groult, spécialisée dans la conservation et restauration de vitraux, ils sont des puzzles de verre témoins de notre Histoire. Son savoir-faire a été essentiel sur des chantiers emblématiques, comme celui de Notre-Dame de Paris.
La peinture sur verre constitue également l’une des étapes importantes de la création du vitrail. Celle-ci est subtile et demande une grande maîtrise du geste mais également des pigments et des techniques de cuisson. Marie Grillo s’inscrit d’ailleurs dans cette démarche. Avec son plotter, elle cherche à affiner la précision des pochoirs et obtenir des motifs de sablage d’une grande finesse.
Lucile Viaud apporte un autre souffle à ce savoir-faire. Elle n’est pas seulement artisan dans cette spécialité, elle est également une vraie scientifique. En effet, elle crée son propre verre à partir de ressources naturelles. Par ailleurs, son dernier projet consiste en la création d’un four éco-responsable pour la pratique de son métier.
La pâte de verre est une technique ancestrale de travail du verre, utilisée dès l’Égypte antique et redécouverte à l’Art Nouveau. Elle consiste à réduire le verre en une fine poudre, laquelle est ensuite mélangée à un liant pour créer une pâte malléable. La cuisson au four fusionne les particules de verre, donnant naissance à un objet solide. Cette technique permet de réaliser des formes complexes et des détails très fins, impossibles à obtenir par le soufflage du verre. Juliette Leperlier perpétue ce savoir-faire familial, transmettant cette technique dans son atelier depuis une décennie.