SAVOIR-FAIRE DE LA
La vannerie, artisanat ancestral, se révèle être l’un des plus anciens savoir-faire au monde, témoignant d’une histoire riche à travers les âges.
La vannerie est l’art de tresser des fibres végétales pour créer des objets utilitaires ou décoratifs. Ce savoir-faire requiert une connaissance approfondie des matériaux (osier, rotin, paille, etc.) et des techniques de tressage (torsade, spirale, etc.). Le vannier, artisan passionné, transforme ainsi la matière brute en paniers, corbeilles, meubles et autres objets d’art.
Les origines de la vannerie se perdent dans les méandres de l’histoire. Des premiers objets tressés par l’homme aux objets du quotidien, la vannerie a toujours eu pour vocation d’améliorer le confort et de répondre aux besoins pratiques. Au fil des siècles, les techniques se sont affinées, les outils se sont simplifiés, mais le geste traditionnel s’est transmis, de génération en génération.
Du Moyen-Âge au XXème siècle, où elle connut un essor particulier dans la fabrication de meubles tressés, la vannerie n’a jamais disparu des pratiques artisanales. Cependant, après la Seconde Guerre mondiale, l’apparition de nouveaux matériaux comme le plastique a entraîné un déclin de la vannerie française. La concurrence des importations en provenance des pays asiatiques et d’Europe de l’Est a également contribué à ce phénomène.
En France, la vannerie d’osier prédomine, mais d’autres matériaux comme le rotin, la paille, le raphia, le bambou, le châtaignier et le noisetier sont également employés.
Depuis sa reconversion, Karelle Couturier insuffle une nouvelle vie à l’art de la vannerie au sein de son atelier « Atelier Brins de Malice ». Son exploration l’a menée vers une forme de vannerie peu connue en Occident : la vannerie japonaise de bambou. Caractérisée par sa finesse et sa précision, elle repose sur un usage spécifique du bambou. Par la suite, elle initie un véritable échange de savoir-faire avec Takayuki Shimizu, un artisan vannier japonais, favorisant ainsi une transmission croisée.