SAVOIR-FAIRE DE LA

BRODERIE

La broderie

La broderie est un art précieux. Dès le Moyen Âge, les broderies de fils de soie, d’or ou d’argent honoraient les habits de cour, le mobilier des demeures princières ou encore les ornements liturgiques.

Certaines broderies sont de véritables peintures à l’aiguille. En effet, elles sont le fruit d’une collaboration entre peintre, fournisseur de modèles et brodeur.

Pour reprendre les dires de Charles-Germain de Saint-Aubin dans l’Art du brodeur, publié en 1770, la broderie est définie comme « l’art d’ajouter à la surface d’une étoffe déjà fabriquée la représentation de tel objet que l’on désire, à plat ou de relief ; en or, argent ou nuances ». La broderie est à la fois une technique minutieuse et un ornement qui s’applique à des étoffes déjà tissées.

Les outils de broderie sont simples et séculaires : les aiguilles, des épingles, un dé, des ciseaux et des balances.

Le dessin préparatoire constitue la base de l’ouvrage brodé. Avant de manier l’aiguille, le patron est transposé sur le tissu qui sert de support. Il est ensuite recouvert de fils de soie et de métal. Les matériaux supports peuvent être de la laine, du lin, de la soie, mais également du filet ou du cuir. Le brodeur privilégie des fils de coton, de soie, et pour les pièces luxueuses, des fils d’or et d’argent. Il privilégie également les paillettes, les pierres précieuses ou les perles.

Sylvie Deschamps, Maître d’Art, brodeuse d’or

Chaque brodeur se distingue par un savoir-faire unique, acquis lors d’un long apprentissage. C’est le cas de Sylvie Deschamps, brodeuse d’or et Maître d’Art. Sa spécialité ? La cannetille, une technique d’enroulement de la lame d’or ou d’argent en spirale sur elle-même, autour d’un fer généralement cylindrique et formant un petit ressort découpé à la longueur désirée.

La Fondation Rémy Cointreau la soutient l’accompagnant dans l’acquisition d’une machine à broder guidage main destinée à améliorer la productivité de l’atelier.