François Gilles – Sculpteur Ornemaniste

Bourgogne-Franche-Comté – 1995 

 

Chercheur et élève normalien à l’École Normale Supérieure de Cachan, François Gilles aspire à atteindre « un début de perfection dans son art » !

 

Sculpteur ornemaniste, il est diplômé de l’École Boulle en 2015 et est élu Meilleur Apprenti de France. Il a réalisé, dans le cadre de son diplôme de fin d’études, la restitution d’un chef-d’œuvre de Rousseau de la Rottière, qui a été saluée par une conférence au Musée des Arts Décoratifs en 2016 (« Sculpter à la fin du XVIIIe siècle : redécouverte d’un chef-d’œuvre de Rousseau de la Rottière »).

 

Aujourd’hui, François Gilles travaille dans son atelier dans l’Yonne.

 

Recherche et innovation

Le métier de sculpteur ornemaniste est un métier exigeant. Cette exigence se retrouve aussi bien dans la technique que de la sensibilité. C’est précisément cette solidité académique à laquelle François Gilles tient. Celle-ci lui donne une souplesse pour aborder tous les champs sculpturaux jusqu’à l’approche purement plasticienne.

 

À ce propos, Diderot parle d’une tension entre « art mécanique » et « art libéral ». François Gilles se donne justement pour objectif de résoudre ces tensions. Or, cela ne saurait se faire sans une conscience exacerbée des enjeux historiques et théoriques de la sculpture. Ces deux éléments font qu’il n’existe aucune création ex nihilo.

 

Cette approche, a été initiée par Xavier Bonnet et Pierre Ramond. Elle est la seule à garantir la qualité du regard du restaurateur sur les objets du passé. Pour François Gilles, c’est aussi l’occasion pour cet art de se renouveler et d’avancer.

 

Volonté de transmission

François Gilles s’investit beaucoup dans la transmission de son savoir-faire. D’une part, il accueille régulièrement des stagiaires dans son atelier afin de leur transmettre les connaissances et les techniques de son métier. D’autre part, il est professeur agrégé à l’École Normale Supérieure de Cachan et conférencier en histoire de l’art. Chaque semaine, il est bénévole au Musée des Arts Décoratifs auprès d’Anne Forray-Carlier, conservatrice en chef des départements Moyen Âge – Renaissance et XVIIe et XVIIIe siècle. Enfin, il a commencé une thèse en histoire de l’art sur la collection de boiserie du Musée des Arts Décoratifs de Paris.

 

La Fondation Rémy Cointreau permet à François Gilles d’acquérir une scie à ruban et une scie radiale afin de gagner en autonomie et en débit.

 

Jacques Loire – Maître verrier

VERRE

Pascal Renoux – Coutelier d’art

BOIS, MÉTAL