SAVOIR-FAIRE DU

MÉTAL

Ce matériau ancestral, qui a façonné les progrès techniques au fil des millénaires a été travaillé par des orfèvres, des dinandiers, des forgerons, des couteliers, des armuriers, des maréchaux-ferrants, des étameurs, des poêliers et même des fondeurs de cloches. Différents types de métal regroupant des alliages diversifiés sont utilisés dans cette discipline sublimant les pièces en trésors d’or et d’argent ou pour une utilisation plus fonctionnelle en cuivre, laiton ou étain par exemple.

Tous ces artisans d’acier et de feu ont en commun le respect d’un matériau difficile mais malléable où le travail en planches grâce à des techniques à froid comme la rétreinte, le planage, le repoussage, l’emboutissage, l’estampage ou des techniques à chaud comme la fonte vont préparer leurs réalisations. Le temps est leur allié et le respecter est gage de succès. Travailler la forge, comme Pascal Renoux, implique de frapper l’acier avec un marteau pendant un temps long alors que le fer de l’enclume fait s’élever un nuage d’étincelles de feu autour de lui.

Que ce soit la réalisation de couteaux de luxe ou de tout autre objet de dinanderie, cela implique une finition exceptionnelle. Elle ne peut être obtenue que si toutes les étapes sont réalisées avec le plus grand soin par des artisans qui savent étalonner leur travail avec les exigences de créations, ce qu’à appris Wilfrid Jolly, comme élève de Maître d’Art pendant plusieurs années. Dans l’atelier, la transmission des gestes, l’observation du maître ou de l’apprenant, la formation, le partage d’expérience et la patience liée à la pédagogie sont garants de la préparation à l’artisanat d’exception et permettant à des² réalisations hors du commun de prendre vie.