SAVOIR-FAIRE DE LA

CÉRAMIQUE

Néolithique : c’est le premier « art du feu ». L’objet en terre cuite est fabriqué à partir d’une argile de couleur variable allant du gris au rouge en fonction de sa composition. Les terres rouges sont ferrugineuses, les blanches peuvent contenir du calcaire, de la silice, du kaolin en proportions variables.

La céramique est avant tout une rencontre avec la matière, la terre, cuite à une température plus ou moins élevée (800/900°). En effet, les artisans céramistes utilisent principalement trois techniques pour fabriquer à base de cette terre, cette argile : la porcelaine, reconnaissable grâce à sa transparence et sa translucidité, la faïence, particulièrement brillante, et le grès, une terre considérée plus brute (pâte vitrifiée dans la masse et imperméable). Concernant la cuisson, ce sont les fortes températures qui induisent, au cœur de la matière première, une transformation irréversible qui confère à la céramique produite, des propriétés nouvelles : solidité et résistance à l’usure, résistance à la chaleur, propriétés isolantes, etc.

Le céramiste doit maîtriser 4 éléments : la terre, l’eau, l’air et le feu. Il donne ainsi naissance à ses créations ; d’abord avec ses propres émaux, ce qui le différencie du potier ; ensuite il achète les matières premières : kaolin, quartz, pigments, oxydes… afin de créer toute une gamme de couleurs suivant la cuisson qu’il choisit par oxydation ou réduction. Il prépare la terre, la lave, la pétrit et chasse les corps étrangers avant de démarrer son façonnage (modelage, tournage, coulage). Vient ensuite le séchage et la cuisson (four électrique, à gaz ou à bois ou raku) qui permet la vitrification des pâtes et la fixation des couleurs.

Que l’on ait un objet du quotidien, un sujet d’étude ou une œuvre d’exposition comme Grégoire Scalabre la met en lumière, la céramique demeure une source d’inspiration inépuisable.